Bari est souvent la première image que l'on garde des Pouilles : la plupart des voyageurs y atterrissent avant de filer vers les trulli ou les plages du Salento. Ce serait une erreur de ne pas s'y arrêter. Capitale régionale et grand port de l'Adriatique, Bari cultive une double personnalité : d'un côté Bari Vecchia, un lacis de ruelles médiévales où l'on fabrique encore les pâtes à la main sur le pas des portes ; de l'autre le quartier Murat, damier XIXe siècle aux avenues rectilignes et aux boutiques élégantes. Entre les deux, un immense front de mer et une énergie de ville vivante, populaire, méditerranéenne. Pour situer Bari dans votre itinéraire et repérer les étapes voisines, ouvrez notre carte des Pouilles.
via Booking.comOù dormir
Où dormir à Bari
- Annulation gratuite sur de nombreux hébergements
- Sans frais de réservation
Nous pouvons percevoir une commission si vous réservez via un lien affilié. Vérifiez les conditions de l’offre choisie.
Que voir à Bari
Le cœur battant de la ville, c'est Bari Vecchia, le noyau ancien enfermé entre le port et les remparts. On s'y promène sans plan, au gré des cours intérieures, des placettes et des églises serrées les unes contre les autres. Le monument phare est la basilique San Nicola, élevée entre la fin du XIe et la fin du XIIe siècle pour abriter les reliques de saint Nicolas, rapportées de Myre par des marins bariens. Ce sanctuaire roman est un lieu de pèlerinage majeur, vénéré aussi bien par les catholiques que par les orthodoxes — une singularité qui donne à Bari son rôle de pont entre l'Orient et l'Occident.
À quelques ruelles de là, la cathédrale San Sabino est l'autre grande église romane de la vieille ville. Plus sobre que San Nicola, elle referme le parcours patrimonial du centre historique avec une belle pureté de lignes. Dominant le tout, le château souabe (Castello Svevo), forteresse normande puis souabe, rappelle le passé défensif et stratégique de la cité. Ses murailles massives et ses douves marquent la limite entre la vieille ville et la mer.
Enfin, ne quittez pas Bari sans arpenter le lungomare, l'un des plus longs fronts de mer d'Italie. Cette promenade en bord d'Adriatique, bordée d'édifices monumentaux, offre le meilleur du coucher de soleil barien et résume à elle seule l'art de vivre local : on y court, on y flâne, on s'y retrouve en fin de journée.
Bari Vecchia et la rue des orecchiette
S'il fallait retenir une seule scène de Bari, ce serait celle de la via Arco Basso, surnommée la strada delle orecchiette. Là, des habitantes du quartier confectionnent à la main les fameuses petites pâtes en forme d'oreilles, installées devant leur porte, tables couvertes de plateaux où sèchent les orecchiette. Ce geste transmis de génération en génération est devenu l'un des symboles vivants de la ville : observer ces mains expertes rouler la pâte sur le bois est un spectacle en soi, gratuit et authentique.
Autour, Bari Vecchia se découvre à pied et rien qu'à pied. Les ruelles s'entrecroisent, révélant des autels de rue, du linge tendu entre les façades, des enfants qui jouent au ballon sur les placettes. C'est un quartier qui se vit plus qu'il ne se visite. Prenez le temps d'un café sur la Piazza Mercantile ou la Piazza del Ferrarese, aux portes de la vieille ville, avant de basculer dans le quartier Murat, plus moderne, avec sa via Sparano piétonne et ses grandes enseignes. Le contraste entre les deux Bari fait tout le charme de la promenade.
Gastronomie barienne
Bari est une ville qui se déguste dans la rue. La reine des en-cas y est la focaccia barese, moelleuse, garnie de tomates cerises et d'olives, dorée à l'huile d'olive — on la mange debout, chaude, à la sortie du four. Les puristes lui associent les sgagliozze, petits carrés de polenta frits vendus au coin des ruelles de la vieille ville.
Côté assiette, le plat identitaire reste les orecchiette con le cime di rapa, ces pâtes maison servies avec des brocolis-raves et une pointe d'ail — un incontournable que l'on retrouve partout dans les Pouilles. La tiella, gratin de riz, pommes de terre et moules cuit au four, incarne quant à elle la cuisine marine de la ville portuaire. Pour prolonger la découverte des saveurs de la région, notre page dédiée à la gastronomie des Pouilles détaille les spécialités à ne pas manquer d'étape en étape.
Newsletter
Les Pouilles, sans les pièges
Itinéraires, bonnes adresses et conseils de saison — nos meilleurs guides directement dans votre boîte mail.
Pas de spam. Désinscription en un clic.
Conseils pratiques
Bari se prête idéalement à une escale de un à deux jours, en début ou en fin de séjour. Le centre historique et le quartier Murat se parcourent entièrement à pied ; il est même déconseillé de circuler en voiture dans Bari Vecchia. Depuis la gare centrale, la ville sert de plaque tournante pour tout le nord des Pouilles : trains fréquents vers Polignano a Mare et Monopoli sur la ligne adriatique, et lignes des Ferrovie del Sud Est vers Alberobello et la Vallée d'Itria. Notre guide transport récapitule ces liaisons.
Pour l'hébergement, dormir dans le quartier Murat vous rapproche de la gare et des commerces, tandis que quelques adresses de charme se nichent dans la vieille ville — voyez nos suggestions dans la rubrique hébergement. Côté saison, évitez le plein été étouffant et privilégiez le printemps ou l'automne, plus doux pour arpenter les ruelles ; notre page saisons vous aide à choisir votre période. Bari est aussi le point de départ naturel pour explorer le reste de la région, du littoral aux villages blancs de l'intérieur.
Arriver de l’aéroport et choisir la bonne gare
La liaison de l’aéroport Karol Wojtyła est exploitée par Ferrotramviaria. La gare aéroportuaire se rejoint depuis les arrivées par un passage couvert ; à Bari, son terminus Centrale est contigu à la gare RFI utilisée par Trenitalia. Ce sont donc des installations voisines, avec une liaison piétonne, mais pas un quai unique : prévoyez le temps de vous orienter si vous poursuivez immédiatement vers Monopoli ou Trani. Achetez le titre correspondant à l’opérateur et à votre trajet ; ne supposez pas qu’un billet régional acheté pour la côte couvre aussi l’aéroport.
Pour choisir votre logement, cette différence est utile. Le quartier Murat convient si vous arrivez tard ou repartez tôt en train ; la vieille ville convient mieux à un séjour de promenades et de soirées, avec un dernier trajet à pied et parfois des pavés sous les valises. Pour une arrivée nocturne, consultez le dernier départ réel et organisez une solution de repli avant d’atterrir.
La desserte d’Alberobello relève d’un autre réseau, les Ferrovie del Sud Est : examinez l’itinéraire daté, ses changements et ses éventuels tronçons routiers. Ne construisez pas votre programme sur la seule présence d’une gare. Pour une journée courte sans voiture, Monopoli ou Polignano sur l’axe côtier sont des choix plus simples à comparer ; les villages intérieurs méritent une journée dont le retour est déjà défini.
Sources pratiques consultées le 19 octobre 2026 : Ferrotramviaria, liaison aéroport, Trenitalia en Pouilles et Ferrovie del Sud Est. Les temps de parcours et services doivent être recherchés pour votre date.
Choisir une excursion depuis Bari
Pour une demi-journée maritime plus compacte, Giovinazzo se distingue de Molfetta, davantage tournée vers le port et le patrimoine religieux. Pour le château et la peinture, prévoyez plutôt une vraie journée à Barletta.
Dans Bari même, notre comparaison entre cours d’orecchiette et circuit de street food aide à choisir une activité selon le temps de pratique souhaité. Pour une découverte intérieure à l’écart du littoral, Conversano associe centre monumental et huile d’olive.
FAQ
Combien de temps faut-il pour visiter Bari ?
Une journée pleine suffit pour couvrir l'essentiel : Bari Vecchia, la basilique San Nicola, la cathédrale San Sabino, le château souabe et le lungomare. En y consacrant deux jours, vous ajoutez le quartier Murat, une matinée à observer la fabrication des orecchiette et une soirée sur le front de mer. Beaucoup de voyageurs utilisent Bari comme camp de base pour rayonner vers la côte et la Vallée d'Itria.
La vieille ville de Bari est-elle sûre ?
Bari Vecchia a longtemps traîné une réputation sulfureuse, mais le quartier s'est beaucoup transformé et se visite aujourd'hui sans souci, surtout en journée et en soirée quand il est animé. Comme dans toute grande ville, gardez un œil sur vos affaires dans la foule. La meilleure façon de le découvrir reste de s'y perdre à pied.
Comment rejoindre Polignano a Mare ou Alberobello depuis Bari ?
Pour Polignano a Mare et Monopoli, les trains régionaux de la ligne adriatique partent de la gare centrale et desservent ces villes côtières en une vingtaine à une trentaine de minutes. Pour Alberobello et la Vallée d'Itria, ce sont les Ferrovie del Sud Est qu'il faut emprunter, également depuis Bari. Consultez notre page transport pour plus de détails.
Faut-il une voiture pour visiter Bari ?
Non, la ville elle-même se découvre entièrement à pied et la voiture est même à éviter dans le centre historique. En revanche, si vous comptez explorer les villages de l'intérieur, les plages plus discrètes ou combiner plusieurs étapes dans la journée, une voiture devient très pratique une fois sorti de Bari. Depuis l'aéroport Karol Wojtyła, une navette ferroviaire relie directement le centre.




